Association d'Assistants Familiaux Lorrains

Meuse aide sociale à l’enfance : ne dites plus jamais « enfants placés », mais « enfants confiés »

23-03-2026

François-Xavier Grimaud - 08 févr. 2026

C’est une question de sémantique, sans doute. « Quand on parle de nos enfants, on aime bien dire que ce sont des enfants confiés. Pas des enfants placés », précise Marie-Christine Tonner, première vice-présidente du conseil départemental de la Meuse, chargée de l’enfance et la famille.

Pour Roland Willocq, cette différence de vocabulaire revêt aussi une grande importance. Cet octogénaire œuvre depuis longtemps au nom des anciens de la protection de l’enfance. Il avait six mois quand il s’est retrouvé dans une famille d’accueil, des parents de substitution (une nourrice, c’est ainsi que l’on appelait à l’époque les assistants familiaux).

En 1977, il créait l’Adepape 55, où il a occupé toutes les fonctions , et en a été l’avant-dernier président avant de passer le relais à Dorian Stumpf. « Parce qu’il fallait un jeune pour parler à des jeunes », indique-t-il.

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« Confier, c'est autre chose »

Mais il demeure impliqué dans l’association, plus que jamais engagé pour la protection de l’enfance.

« On place, on déplace, on replace un meuble, ce que l’on n’est pas, explique-t-il. Confier c’est autre chose. Quand on confie quelqu’un, ça veut dire que vous allez en prendre soin. On est là sur un tout autre fonctionnement intellectuel. » CQFD.

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S’occuper d’un enfant, d’un jeune, c’est en assumer la responsabilité spécifique, estime-t-il : « On le prend en charge. Et derrière, il y a des réussites. » Et de pousser plus loin sa réflexion : « Changer de vocabulaire, c’est arriver à changer de paradigme. »