Dans les pas d'une assistante familiale dans la marne
12-05-2026
Aide sociale à l'enfance : "la mission est très belle", dans les pas d'une assistante familiale dans la Marne
Alors que la Marne lance une grande campagne de recrutement pour trouver de nouveaux assistants familiaux, on a suivi Vanessa Leroy à Vannes-le-Châtel près de Vitry-le-François. Elle raconte ce métier qu'elle exerce depuis 18 ans.
Par Faustine Calmel • Publié le mercredi 6 mai 2026
L'aide sociale à l'enfance est un secteur en grande difficulté qui peine à recruter. Dans la Marne, une grande campagne de recrutement a été lancée pour trouver de nouveaux assistants familiaux. Un métier aussi engagé que difficile raconté par Vanessa Leroy à Vanault-le-Châtel près de Vitry-le-François.
Dans sa grande maison, l'assistante familiale a six chambres, deux pour ses enfants, trois pour ceux qu'elle accueille, le plus jeune a 7 ans. Depuis 18 ans qu'elle exerce, elle connaît toutes les facettes du métier. "Cela demande parfois d'être psy, parfois d'être maternant, parfois d'être plus dans la fermeté, parfois dans la douceur, enfin il faut s'adapter, résume-t-elle. Mais la mission est très belle."
"Vanessa, je la considère comme ma deuxième maman"
Avec des rencontres, des jeunes devenus grands qui y reviennent pour Noël. Ce qu'elle regrette, c'est que des enfants soient pris en charge parfois un peu trop tard. "Pour avoir un accompagnement en soins, même psychologique pour un enfant, il y a des délais d'attente de 18 mois, ça crée des difficultés pour tout le monde, autant pour les enfants que pour les professionnels qui encadrent, regrette Vanessa Leroy. Parce qu'on accompagne des enfants qui sont de plus en plus abîmés, tant psychologiquement que physiquement."
Près de la moitié des enfants confiés ont besoin d'un suivi psychologique et les assistants familiaux ont peu de répit avec 35 jours de congés par an et rarement un relais le week-end, pourtant, Vanessa ne se voit pas arrêter. "Vanessa, je la considère comme ma maman, ma deuxième maman", résume Margot, hébergée chez l'assistante familiale. Vanessa sourit et conclut, "on a besoin de plus de moyens juste pour travailler bien".